Plusieurs jours après la terrible double explosion de Beyrouth, la liste des dégâts n’en finit pas de s’allonger. Le quartier chrétien de Beyrouth est totalement dévasté et dix églises au moins ont été détruites
La double explosion qui a bouleversé Beyrouth mardi 4 août 2020 a vraisemblablement été provoquée par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées dans un entrepôt du port. « L’explosion ressemblait à une bombe atomique avec de la fumée rouge partout et d’énormes dégâts », a ainsi témoigné Raymond Abdo, partenaire de l’Aide à L’Église en Détresse (AED) au Liban. Ce que confirme le père Samer Nassif, prêtre libanais. « Hier, en une seconde, le quartier chrétien de Beyrouth a subi plus de dommages que pendant les longues années de la guerre civile. La zone chrétienne de Beyrouth est complètement dévastée, avec au moins dix églises détruites ». Les quartiers de Gemayzeh et Acharfieh ont été également ravagés.
« C’est un quartier où il y a beaucoup de familles chrétiennes », note le directeur général de l’Œuvre d’Orient, en évoquant le quartier d’Acharfieh. Il ajoute que trois hôpitaux chrétiens, ont été endommagés. Ces hôpitaux chrétiens, qui accueillent aussi bien des malades chrétiens que musulmans, sont un signe fort de la présence chrétienne dans le pays du Cèdre.
Pour lui, le soutien aux populations bouleversées par le drame se manifeste de différentes manières. « Tout d’abord, nous pouvons dire notre proximité, notre amitié et notre prière. Quand on est dans un tel drame, on a besoin de ces paroles et de cette communion spirituelle ». Grâce à ses réseaux d’amitié sur place, l’Œuvre d’Orient pourra dans un second temps identifier et relayer les besoins principaux sur le terrain, notamment ceux des familles qui n’ont à présent plus de toit, et ceux des écoles. « Nous allons continuer le soutien aux écoles francophones et accentuer cette action pour celles dont les bâtiments ont été détériorés ». Enfin, dans un troisième temps, il souhaite « travailler à ce que les nouvelles générations ne soient pas dans le découragement ». « C’est l’un des principaux problèmes », reconnaît-il en affirmant vouloir appeler à l’« espérance ».
Prions pour nos frères et sœurs du Liban !
Sources : Aleteia.org