La façon dont Monsieur Tout le monde perçoit habituellement le christianisme se résume en général à deux listes: une qui comprend tous les comportements qui doivent être adoptés par les croyants, et l’autre plus longue, qui énumère tous ce qui doit être éviter. Cette vision grossièrement caricaturale de ce qu’est un vrai chrétien ne cadre pas avec l’enseignement des Écritures. C’est vrai que les dix commandements mettent un holà indispensable à certains agissements plus que répréhensibles, mais leur but est le même que le code de la route. Pour pouvoir circuler librement et en toute sécurité, nous devons tous le respecter. Si c’était la loi de la jungle qui prévalait dans la rue et sur les routes, la race humaine aurait déjà disparu. La liberté chrétienne est un sujet tellement important que l’apôtre Paul en parle plusieurs fois dans la première Épître qu’il écrit à l’église de Corinthe.
Oui, tout m’est permis, mais tout n’est pas bon pour nous. Tout est permis mais tout n’édifie pas la communauté. Que chacun de vous, au lieu de songer seulement à lui-même, recherche aussi les intérêts des autres (1Corinthiens 10.23-24).
Les Textes Sacrés donnent des directives dans beaucoup de domaines, c’est vrai, et en particulier sur tout ce qui touche ma relation avec Dieu et avec autrui. Cela dit, les Écritures sont muettes sur de très nombreux sujets. Par exemple, on sait que les premiers chrétiens se demandaient s’ils pouvaient continuer à assister à certaines rencontres athlétiques qui se déroulaient au Colisée, cet immense amphithéâtre de Rome qui pouvait accommoder 100 000 spectateurs. Il est probable que l’apôtre Paul a dû y aller parce que dans ses illustrations, on se rend compte qu’il est très familier avec les règles qui gouvernent le monde du sport.
Comme sur le sujet de la liberté chrétienne, il n’est guère possible de rédiger un livre qui couvrirait tous les cas de figures possibles et imaginables, on est obligé de respecter certains principes. Je peux faire tout ce que je veux qui n’est pas interdit par la morale et les Écritures, mais par amour pour les autres, je dois considérer ce qui est avantageux pour eux, ce qui les édifie. Ma liberté d’action doit être gouvernée par les autres qu’il m’est interdit d’offenser, que je dois respecter et aimer parce que leurs droits sont tout aussi importants que les miens. Ma façon d’agir aura des répercussions sur tous ceux que je côtoie, sur mon environnement social ; c’est ce qu’on appelle la loi d’influence, et il n’est pas possible de l’éviter.
Source: cheminsdevie.info